"A partir de ce résumé totalement loufoque, Costes et Monfort en tirent le meilleur.
Loin de ses délires scatos, trashs et de nudité gratuite, Costes fait de Alice Aux Pays Des Portables un film poétique se déroulant à Saint-Denis, sa banlieue dortoir. Complètement schizophrène, Alice Aux Pays Des Portables laisse entrevoir la griffe de Costes dans l'hystérie collective et le montage agité ainsi que celle de Monfort dans le romantisme exacerbé de l'ensemble.
Techniquement plus professionnel que ses précédents films et jamais en panne d'idées, Costes place le système du SMS en fil conducteur du film car toute la relation entre Alice et Prince se déroule uniquement par textos. Impossible alors d'oublier la scène de sexe surréaliste se déroulant dans une cafétéria par messages interposés ou le trip érotique d'Alice en vue subjective dans une chambre d'hôtel...
Comme dans l'Alice originale, la belle rencontrera un nombre impressionnant de personnages décalés allant du violeur à Prince en passant par un sorcier et un professeur de philo complètement barré (Costes en personne) représentant le salut d'Alice.
En somme, Costes offre une très belle histoire d'amour que l'on n'attendait pas de sa part... "Si les rêves sont la réalité, alors réalisons nos rêves"." Thomas F